UNITE ET UNIVERSALITE DE LA PHILOSOPHIE DANS L’ARTICLE DE M.BLONDEL 

RESUME DU MEMOIRE (master1) Universaité Aix-Marseille juin 2017) DU PERE NATHANAEL GARRIC par l’auteur


UNITE ET UNIVERSALITE DE LA PHILOSOPHIE DANS L’ARTICLE DE M.BLONDEL :-« LE QUINZIEME CENTENAIRE DE LA MORT DE SAINT AUGUSTIN (28-08-430) : L’UNITE ORIGINALE ET LA VI PERMANENTE DE SA DOCTRINE PHILOSOPHIQUE »

1930, le quinzième- centenaire de la mort d’Augustin et l’occasion pour Maurice Blondel de partager son enthousiasme à l’égard du « père de la philosophie chrétienne » dont la lecture a retenu beaucoup de son temps les années précédentes. Et c’est en philosophe que Blondel entend parler car c’est bien cet aspect de la pensée d’Augustin, plutôt que sa dimension théologique, qui en assure l’unité.

Blondel découvre deux caractéristiques de la pensée augustinienne qui correspondent « au vœu secret » de l’esprit de la philosophie : l’unité et l’universalité. C’est d’abord concrètement que Blondel aborde les choses, ces deux caractéristiques se donnent dans la relation du penser et de l’agir, dans la recherche de la vérité et de la Béatitude, et Augustin a excellé dans ces deux recherches. Mai)s il faut faire un pas de plus et voir que dans la pensée elle-même, une dualité se fait jour entre une pensée statique et une autre dynamique. Cette dualité nous ouvre à une quête dialectique de recherche du principe de la Vérité. C’est chez Augustin la doctrine de l’illumination intérieure –complétée, équilibrée par celle de l’exemplarisme– qui correspond à cette recherche. Au final, l’ouverture à la Transcendance que nous avons ainsi pu découvrir en nous révèle la tension vers le surnaturel qui nous habite. Blondel nous fait alors entrer dans les principes de la philosophie « catholique » ou « intégrale », la seule en réalité qui permette au mouvement inhérent à l’esprit de s’accomplir jusqu’au bout sans être artificiellement arrêté par de prétendues cloisons étanches entre la nature et le surnaturel. Toute autre philosophie que celle qui se nourrit de l’Augustinisme est donc « fragmentaire ou composite ». Plus que jamais, la pensée de l’évêque d’Hippone est féconde et vivante.

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